La Conspiration dépressionniste

 

Les ananas non-hongres

5 Mar 2008


poésies de mots laids,
par Y. Lacroix

I

Automne
Chuintez, diachilons,
bouches
cretons! (tons tons)…
Vieux chow-chow de porcs-épics
à vos poches épiques, époques!
Tout ce jus de génisse
tout ce smegma mou
la résipiscence
oui mon colonel
mais pourquoi pas
moult cérumen? (men men)…



II

Printemps
Aux scrofules jeunes,
nul Sasquatch en bobettes :
mais purée de pustules qui puent.
Jusqu’aux-bouttistes au glutéal oint
et oignant, grumeleux, leur dardant dartos…
Charnues Suissesses suçant Achille?
Gnochons drus?
Clavardage,
ou surfins crachins de graisses fraîches?
Qu’importe,
ô jeans!
(mais qui sues-je donc pour juges-je
suppurent itou mes serviettes
hygiéniques, (niques, niques)…)
Les selles à Jésus
les très saintes
les saintes selles
menoum menoum
les vrais fruits frais

Ô majuscules nues!
Ô forces constabulaires!
Monceaux d’immondices, vous!
Car je t’aime, ô humanité!
Une raclette rèche
pleine de fesses lisses molles
à même les mammes
les mamelles à maman
Et nous ne mangeâmes guère de rhododendrons!
Fourchette? Baluchon!
Dentifrice? Sans doute!
Ou devrais-je dire :
fromage en spray?



III

Ragoût?… Jamais!
Il était une fois
dans une kitchenette
une nana aux nénés
elle m’essuyait le saumon
au moyen de son suif
YO!
À même sa chair chue…
À même chette chaude
cuisse qui sue
Jocelyne
Whoutchi sti!
Jocelyne?
Whout chi sti!
Jocelyne!…


je peux vous appeler Mamadou ?

                     WOUTCHI STI!
YEAH!