La Conspiration dépressionniste

 

Relisons nos classiques

4 Jui 2004


Avouez que, malgré tout le mal que vous en pensez, vous n’avez jamais lu une ligne de Lionel Groulx.

Fidèle à sa méthodologie empirique, La Conspiration Dépressionniste s’est dévouée pour vous et a ouvert un livre au hasard:

Pour des chefs

Jeunes gens, il faut des chefs. Nul peuple ne vit sans chefs. Notre vieille classe aristocratique de l’Ancien Régime est morte. La bourgeoisie, le clergé portent la responsabilité de notre avenir. [...] Mais un chef, c’est d’abord un homme. Soyez donc des hommes, pas des fantômes d’hommes, pas des moitiés d’hommes, qui ne sont des hommes, du reste, que la moitié de leur vie, et qui passent l’autre moitié à faire oublier qu’ils ont pu l‘être. Souvenez-vous, toutefois, qu’un homme ne se fait qu’au nom d’une ascèse. La virilité ne se fait pas toute seule.

[Une anthologie, BQ, p. 164]