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Inter Le Lieu
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Il est bien entendu inutile de nous chercher dans les magasins de l'Empire ou chez Renaud-Bray...

Le Grand Prix · 9.10.08


Les membre de La Conspiration dépressionniste ont été consternés d’apprendre aujourd’hui que Montréal allait fort probablement perdre son Grand Prix de Formule 1. La tristesse ressentie est telle que nous nous sommes dit que c‘était l’occasion de proposer une solution de rechange à cette tragique perte.

La question qui demeure entière est : comment trouver un événement qui regroupe autant de sensations cool et qui puissent donner la même expérience esthétique aux Montréalais que la Formule 1 ?

On a beau y penser, c’est presque impossible de créer un événement comparable qui atteigne, jusque dans ses moindres détails, un tel niveau de perfection en matière dépressionniste. On parle ici de milliers de mononc-packtés s’a Monson Dry, qui ont consciemment accepté de débourser une somme exorbitante pour tenter de voir passer une dizaine de bourgeois-finis dans des carapaces de tôle qui roulent à plus de 300 km/h et dont la seule caractéristique consiste à faire plus de bruit qu’on en aurait besoin pour déboucher les oreilles de tous les sourds de la grande région métropolitaine. Ce moment grandiose est agrémenté d’une mise en scène grotesque de plusieurs centaines de matantes en devenir qui s’exhibent volontairement l’arrière-train dans le seul but d’augmenter le chiffre d’affaires du jour de la compagnie Molson. Finalement, quand un de ceux que l’on nomme pilote termine premier grâce à son moteur (donc à la technologie et au mieux, au talent des ingénieurs de la compagnie pour laquelle il travaille), il monte sur un podium pour se câlisser un Mathusalem complet de Champagne dans face en se félicitant d‘être un bourgeois-fini qui a les moyen de pratiquer ce que des gens osent nommer un sport. Le tout sur fond encore plus bruyant d’une foule hébétée qui projette dans ce spectacle l’illusion d‘être autre chose que de minables consommateurs qui ne peuvent jamais dépasser 130 km/h sur la 20 à cause de la police pis de l‘état des routes.

Nous y avons songé fortement et avons finalement trouvé une solution des plus révolutionnaires pour combler le besoin qu’ont les gens de regarder passer les chars. Il suffirait simplement d’installer quelques plates-formes autoportantes, juxtaposées à l’Autoroute Métropolitain sur lesquelles on y aménagerait des chaises pliantes. Le tout serait accessible par des escaliers hélicoïdaux parsemés un peu partout sur les bords de l’autoroute du centre-ville. Sur les buildings environnants désertés, on pourrait y faire des projections géantes de la suite du parcours des voitures jusqu‘à leur sortie de l‘île. On pourrait même demander aux danseuses de chez Paré ou aux filles d’Occupation Double de venir parader dans un char allégorique une fois de temps en temps. Bien entendu, l’entreprise privée aurait sa place dans le projet, et les grandes brasseries canadiennes pourraient vendre leur camelote directement sur le site à la seule condition qu’ils embauchent des jeunes de Montréal Nord afin de les aider à se réinsérer socialement grâce à l‘éthique du travail. L’avantage de cette idée est qu’au lieu d’avoir seulement UN Grand prix de Formule 1 à Montréal par année, qui encombre la ville (et la rue Crescent) de ses inconditionnels, nous pourrions faire fonctionner ce plan 365 jours par année. Même la nuit! Avec les retombées économiques, on pourrait enfin financer les artistes de Musicor qui ont tellement souffert des coupures du gouvernement Harper.

Je crois que nous avons ici quelque chose de solide dont les élus municipaux doivent maintenant saisir l’ampleur et en tirer profit au grand bien des habitants de la Métropole du Québec.







 
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